MAISON D'ÉDI
TIOMANCHOISE
La localecturau coeur de la Manche
Tout le monde savait que c'était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait."
Marcel PAGNOL

Ligne Maginot et coronavirus

Mardi 17 Mars 2020

Début décembre 2019, les premiers cas de covid-19 ont été détectés à Wuhan. Malgré les signaux de lanceurs d'alerte (médecins ou journalistes), les autorités chinoises se sont murées dans le silence. Pis encore, les médecins ont été menacés, car le PCC les considérait comme des traitres à la cause nationale. Ce n'est que le 30 décembre que les dirigeants chinois ont commencé à évoquer une possible épidémie. Entre temps, une dizaine de personnes ont été arrêtées pour avoir tenu des discours alarmistes qui se sont avérés légitimes. Là, on touche une des grandes failles des régimes autoritaires. Ces derniers vivent de et dans la peur. Pour assurer leur survie, ils sont prêts à tous les mensonges et au recours à la violence d'État. Là, internet et la circulation des informations ont poussé Xi Jinping à délivrer des informations au compte-gouttes. Ensuite, devant le mécontentement populaire, la puissance publique chinoise s'est déployée pour mettre en place mesures de confinement, opérations de recherche et construire des infrastructures hospitalières ex nihilo.

En avril 1986, l'accident de Tchernobyl a permis à Gorbatchev de légitimer la politique de glasnost (transparence) en URSS. Tout a été mis en oeuvre pour obtenir la vérité. Malheureusement, il aura fallu plusieurs semaines pour que les informations circulent. Tchernobyl est l'une des causes de la dislocation de l'Union soviétique. Les critiques contre le système communistes se sont multipliées et ont pu s'exprimer ouvertement. 

Les gouvernements français de 1986 et de 2020 ont eu la même attitude. Ils ont péché par légéreté et arrogance. Ce qui touche les autres pays ne peut pas atteindre la France qui a le meilleur système de santé du monde, les meilleurs chercheurs, etc. Las, ce type de propos destinés à rassurer les citoyens se sont avérés désastreux. Les autorités françaises ont réagi avec un mois de retard. Elles ont délibéremment saboté l'hôpital public, détricoté le droit du travail et elles ont, par leur manque de réactivité, pris des mesures de confinement bien trop tardivement. Il aurait fallu, dès le début, fermer les frontières, isoler les malades en quarantaine et instaurer des mesures barrières. Au lieu de protéger les Français, l'exécutif a choisi de les diviser, de rogner les acquis sociaux. Le président Macron vantait l'amateurisme: il en a fait une méthode. Entre réformes précipitées, effets d'annonces, retard à l'allumage et psychorigidité, l'exécutif s'est mis tout seul en difficulté. Le problème, c'est qu'il y a 67 millions de Français dans le navire.

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